- COMMUNIQUE DE PRESSE –
La morale laïque, cela n’existe pas :
Comment pourrait-on l’enseigner ?

mardi 11 septembre 2012
par  lp 95
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Communiqué de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

Le ministre Vincent Peillon vient d’annoncer qu’il avait l’intention de faire dispenser des cours de morale laïque dans les établissements scolaires. Ceci pour apprendre aux élèves à bien se comporter en société.

Il existe une autre solution, bien plus efficace, pour empêcher les actes d’incivilités intolérables dans les établissements publics et dans la société : que les élèves soient suffisamment encadrés par des surveillants et instruits par un nombre suffisant d’enseignants.

Mais pour cela, il faudrait en revenir à une notion républicaine fondamentale : l’École n’est pas un lieu de vie, elle doit transmettre l’instruction. C’est comme cela que l’on peut former de futurs citoyens.

Il faut tourner le dos à la rigueur économique de l’Union européenne

Pour arriver à cette situation satisfaisante pour tous, il y a un impératif incontournable : en finir avec les diktats économiques imposés par les Institutions de l’Union européenne et sa règle d’or des 0,50 % de déficit non dépassables (TSCG) par rapport au PIB.

Au lieu de créer les milliers de postes nécessaires pour cela, le ministre Peillon tente une diversion : la solution serait l’enseignement d’une morale laïque. Comme le dit une certaine publicité : « cela ne coûte pas cher et pourrait rapporter gros ».

Il n’y a qu’une morale humaine

Les Églises ont coutume d’expliquer qu’il y aurait une morale transcendante de nature divine, qui fut dictée aux hommes. C’est le Décalogue , les fameux 10 Commandements reçus par Moïse. En l’étudiant, on s’aperçoit que les 3 premiers commandements ne sont pas de l’ordre de la morale, mais sont des dogmes d’obéissance absolue à un dieu. Dieu que l’on doit respecter et ne pas invoquer en vain. Il n’y a rien qui ait à voir avec la morale.

Les 7 autres commandements sont des règles de vie en usage bien avant le Décalogue et qui perdureront bien après. Il ne peut y avoir de société organisée sans respect des siens, du repos, sans bannir le vol, le faux témoignage et le meurtre, entre autres. Il n’y a rien dans ces préceptes qui ait une dimension religieuse. Il s’agit du temps de l’Homme.

Comme il n’y a pas de morale « religieuse », il ne peut y avoir, en contrepoint, de morale « laïque ». Il existe dans toutes les civilisations une morale humaine qui varie avec le temps, mais qui repose toujours sur des exigences de vie en commun.

La laïcité, ce sont des institutions, non une philosophie et encore moins une morale

Certains de droite comme de gauche, entendent, pour des raisons fort éloignées de la laïcité, de la mettre à toutes les sauces. Il y aurait ainsi, une spiritualité « laïque », un esprit « laïque », une morale « laïque ». Souvent, les mêmes, entendent supprimer la frontière entre la sphère publique et la sphère privée pour mieux appliquer la « laïcité » partout et régenter, en tout temps et en tous lieux, la conscience et les comportements des citoyens.

Ils appliquent, en fait, à la laïcité, la définition théologique du Saint-Esprit : « le noyau est partout, la circonférence nulle part et l’Esprit souffle là où il veut ». Pour la Fédération nationale de la Libre Pensée, la laïcité ne s’applique qu’aux institutions politiques. C’est un mode d’organisation des institutions, de l’administration, des services publics.

En exigeant que l’État s’arrête où commence la conscience (Francis de Pressensé), la neutralité dans le domaine philosophique de la sphère publique garantit la liberté de conscience pour tous les citoyens. L’État n’a pas à avoir de point de vue en matière métaphysique, le citoyen peut en avoir un, quel qu’il soit. État théocratique ou état athée, ce sont les deux faces de la même médaille d’intolérance.

L’État n’a pas à diriger les consciences, sinon il s’agit purement et simplement d’embrigadement, à l’heure où en particulier, les jeunes subissent la violence des effets de la crise du système capitaliste. Ne serait-ce pas un des buts recherchés : leur faire accepter envers et contre tout les conditions qui leur sont faites ?

Victor Hugo, dans son célèbre discours contre la loi Falloux en 1850, avait dit : « Vous voulez mettre un curé, partout où il n’y a pas un gendarme ». Vincent Peillon voudrait-il mettre un « moralisateur de service », partout où il n’y a pas un policier et un gendarme, car la baisse tendancielle du taux de curés et la RGPP se font cruellement ressentir ?

Il apparaît clairement que derrière cette proposition d’enseigner la morale dite « laïque », il y a bien d’autres intérêts en jeu et des pensées bien inavouables. La Fédération nationale de la Libre Pensée ne lâchera pas la proie pour l’ombre.

La solution contre les incivilités dans les établissements scolaires publics existe : rendre les moyens nécessaires à l’Enseignement public et « obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’École de la Nation, espoir de notre jeunesse »Serment de Vincennes du 19 juin 1960.

Pour cela :
Il faut abroger la loi Debré qui prive l’Enseignement public de 180 000 postes au profit de l’enseignement catholique !

Avec la Libre Pensée : Agissez pour la défense de la laïcité !

Paris, le 9 septembre 2012


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Brèves

Communiqué de Presse

jeudi 18 mars 2010

Après avoir remporté trois victoires juridiques, en défense de la loi de séparation des Églises et de l’État, contre l’Église catholique dans la Haute-Vienne, à Ploërmel dans le Morbihan et Wandignies-Hamage dans le Nord, la Libre Pensée vient d’obtenir gain de cause sur trois affaires de baux emphytéotiques délivrés, indument pour la construction de mosquées, par des municipalités peu soucieuses de la laïcité.

Une des affaires concerne la délibération du 29 septembre 2005 par laquelle le conseil municipal de Cergy avait accepté de consentir un bail emphytéotique à une association cultuelle (en l’occurrence la fédération musulmane de Cergy)

Le TA de Cergy Pontoise vient de rendre - le 10 mars - un jugement par lequel il

DECIDE :

Article 1er : la délibération en date du 29 septembre 2005 par laquelle le conseil municipal de Cergy a accepté de consentir à la fédération musulmane de Cergy un bail emphytéotique sur la parcelle située à l’angle de l’avenue du Hazay et du Mail du point du jour, a approuvé le bail emphytéotique à intervenir et a autorisé le maire à signer ledit bail, est annulée.

Délibéré après l’audience du 2 février 2010, (...)

La fédération du Val d’Oise de la Libre Pensée se félicite que - grâce à l’initiative dont elle est à l’origine - la loi du 9 décembre 1905 ait été une nouvelle fois respectée. Cela prouve ainsi que tant sur le plan local que sur le plan national, la LIBRE PENSEE agit concrètement pour la défense des principes de séparation des Eglises et de l’Etat dont elle est à l’origine en 1905.

La Fédération du Val d’Oise de la Libre Pensée regrette que le Maire et les élus de Cergy n’aient pas cru devoir tenir compte des arguments que la Libre Pensée avait exprimés au moment du Conseil municipal du 29 septembre 2005, qui se concluait par : "Ne prenez pas cette décision lourde de conséquence. Ne soyez pas les artisans de la pénétration de la sphère publique dans la sphère privée. Ne participez pas à l’œuvre de destruction des fondements de la République qu’on vous propose."

La Libre Pensée inscrit son action dans la défense intransigeante de la loi de séparation des Églises et de l’État. De ce point de vue, elle le montre une nouvelle fois, elle considère à égalité toutes les religions monothéistes qu’elle considère comme les pires obstacles à l’émancipation de l’Humanité. C’est pourquoi elle a défendu, défend et défendra toujours la laïcité de l’École et de l’État par tous les moyens à sa convenance.

Jean-Marie Petitclerc, un prêtre catholique polytechnicien et éducateur, a été nommé chargé de mission au sein du cabinet de Christine Boutin, la nouvelle ministre du Logement et de la Ville.

dimanche 10 juin 2007

Un prêtre catholique, Jean-Marie Petitclerc, 54 ans, entre au Ministère du Logement et de la Ville en tant que "chargé de mission à la coordination des acteurs locaux" au sein du cabinet de Christine Boutin, a indiqué vendredi 8 juin le service de presse du ministère du Logement. Toutefois, cette nomination n’a pas encore été rendue officielle par une publication au JO.
Le nouveau conseiller, choisi "en raison de son expérience dans les quartiers" sera rattaché au pôle de la politique de la Ville.

2Ancien chargé de mission pour le Conseil général des Yvelines2

Ce polytechnicien (mais aussi éducateur et théologien), n’est pas un inconnu pour la ministre. En effet, ils ont déjà eu l’occasion de travailler ensemble, à l’occasion de la rédaction d’un rapport sur l’exclusion et le délitement social dont Christine Boutin avait été chargée en 2003 par le premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin.
Auparavant, Jean-Marie Petitclerc avait déjà été chargé de mission, mais au cabinet du président du Conseil général des Yvelines, maire de Chanteloup-les-Vignes, Pierre Cardo (UMP).

Par ailleurs, le prêtre est directeur depuis 1996 d’une association, le Valdocco, créée à Argenteuil (Val d’Oise).

Procession religieuse sur la place publique du château de Compiègne : La fédération de l’Oise de la LP propose aux organisations se réclamant de la laïcité de contresigner le communiqué suivant

jeudi 7 juin 2007

Compiègne doit être une ville laïque, dans la République, chaque jour et en l’occurrence le 10 juin 2007.

La démocratie politique impose que la République ne connaisse que des citoyens et non des communautés. C’est la condition fondamentale pour assurer une véritable liberté de conscience. Or, à l’inverse de ce principe, nous assistons à une offensive permanente pour institutionnaliser le communautarisme dans nos cités.

Toutes les affaires autour du voile islamique, des croix et des kippas, toutes les provocations organisées par les uns et par les autres n’ont qu’un seul but : affirmer l’existence de communautés ayant leurs propres règles de vie, différentes par essence de celles des autres. Avec, au bout, les inévitables et inéluctables affrontements entre les communautés.

Nous sommes profondément attachés à la laïcité dans les institutions et à la loi de 1905.
Nous demandons que soit respecté le principe constitutionnel de séparation totale des églises et de l’état. Nous demandons donc que la municipalité n’accorde pas de soutien direct ou indirect à des groupes religieux.

La place du château à Compiègne, espace public au cœur de la ville, ouvert à tous les citoyens, ne peut connaître d’utilisation particulière que pour une manifestation d’intérêt général. Elle ne doit pas être attribuée à des groupes religieux pour leurs manifestations propres et pour l’organisation de cérémonies cultuelles.

L’association Fraternité Saint Pie X est un groupe religieux qui ne doit pas recevoir de privilège ni de soutien municipal, par une attribution du domaine public le 10 juin 2007.

Les organisations signataires :
se réservent la possibilité d’examiner si le groupe religieux qui a déjà obtenu de votre part l’autorisation d’occuper l’espace public pour sa cérémonie, ne bénéficie pas d’autres avantages publics pour son fonctionnement ;
demandent que cessent ces autorisations de faire des processions religieuses et des messes sur la place du château. »

La circulaire d’application de la loi 89 de 2004 est annulée par le Conseil d’Etat

mercredi 6 juin 2007

LEMONDE.FR avec AFP | 04.06.07 | 17h08

Le Conseil d’Etat a annulé, lundi 4 juin, une circulaire de 2005 des ministres de l’intérieur et de l’éducation qui imposait aux communes de contribuer au financement de la scolarisation de leurs enfants inscrits dans une école privée d’une autre ville.

Une décision qui fait suite au recours déposé en février 2006 par cinq organisations de l’éducation : la Ligue de l’enseignement, le syndicat Unsa-Education, la fédération de parents FCPE, le syndicat Se-Unsa et les fédérations des DDEN (directeurs départementaux de l’éducation nationale), contre cette circulaire. Le Conseil d’Etat a également ordonné à l’Etat de verser "la somme de 600 euros chacun" aux plaignants.

La circulaire du 2 décembre 2005 était un texte d’application de l’article 89 de la loi de décentralisation d’août 2004. Elle stipulait que les communes devaient participer financièrement à la scolarité de leurs élèves inscrits dans une école privée d’une commune voisine, même si elle disposait sur son territoire d’une école publique pouvant les accueillir.

Libre pensée, libre expression, et défense de !a culture, la LP de l’Oise invite

vendredi 27 avril 2007

REUNION-DEBAT

[|le Samedi 28 avril 2007 à 15 heures|]

[|au Centre des Cadres Sportifs|]

[|1 rue du Général Leclerc (à côté du Stade Roger Salengro) CREIL (plateau)|]

[|1950/1990 : 40 ans de recherches archéologiques dans le grand Bassin creillois
conférence
|]

[|par Pierre RIGAULT,Membre fondateur de la Société Archéologique de Creil|]

Le Bassin creillois est baigné par l’Oise et ses affluents : le Thérain, la Brèche, et le Rhôny. Dès la Préhistoire, les hommes s’y sont installés. Ils y ont laissé des traces qui se sont effacées au fil des siècles. Elles sont aujourd’hui pour la plupart ignorées. Cette vallée marécageuse, avec sa « côte », creusée de grottes depuis le Néolithique, est devenue, aux XIX et XXèmes siècles, un riche bassin industriel desservi par les voies ferroviaire et fluviale.

Possédant la mémoire et l’expérience des premières recherches archéologiques dans notre région, Pierre Rigault a accepté de nous exposer son expérience des quarante années d’activités de la Société Archéologique de Creil.

Quelles ont été les découvertes réalisées par les chercheurs amateurs de cette société savante, fondée en 1951 par Pierre DURVIN ?

Que sont-elles devenues ? Que vont-elles devenir ?

Quelles traces de cette histoire laisserons-nous aux générations futures ?